"Avec ma candidature, je voudrais faire une offre à l'ensemble de la société", a déclaré Mme Baerbock, se présentant comme candidate "du renouvellement" pour tenter de remplacer la conservatrice Angela Merkel qui ne se représentera pas après 16 ans au pouvoir.

L'enjeu est de taille pour les Verts: crédités de 20% à 23% des intentions de vote, ils talonnent le parti démocrate-chrétien de la chancelière, la CDU (27% à 28%) minée par une guerre interne pour la désignation de son propre candidat à la chancellerie, et devancent les sociaux-démocrates (SPD). 

Cette juriste spécialiste de droit international et ancienne athlète de trampoline a reçu les faveurs du comité exécutif de son parti au détriment de l'autre co-président également candidat à l'investiture, Robert Habeck, 51 ans.

"Aujourd'hui commence donc un nouveau chapitre pour notre parti et, si nous le faisons bien, pour notre pays", a expliqué Mme Baerbock lors d'une conférence de presse à Berlin.

"Je suis pour le renouveau, d'autres sont pour le statu quo. Je suis convaincu que ce pays a besoin d'un nouveau départ pour traverser cette nouvelle décennie pleine de défis", a ajouté la quadragénaire réputée pour sa pugnacité et sa connaissance affûtée des dossiers.

Parmi les thématiques qui figureront au coeur de sa campagne, elle a estimé nécessaire d'investir davantage dans le système éducatif, plaidé pour une "société cosmopolite" et parlé d'une "Allemagne au coeur de l'Europe".

"La protection du climat est la tâche de notre époque, la tâche de ma génération et par conséquent, je veux que la politique d'un nouveau gouvernement fédéral fasse de la protection du climat la norme pour tous les domaines afin d'atteindre les objectifs de Paris", selon Mme Baerbock.

Parmi les représentants des grands partis pour les élections législatives de septembre, elle sera la seule femme, jeune, face à des hommes.

Parmi les coalitions possibles qui pourraient émerger du scrutin figurent une alliance avec les seuls conservateurs ou une autre, inédite au niveau fédéral, avec le SPD et le parti libéral FDP.

Jusqu'ici les Verts n'ont été que partenaires minoritaires dans une coalition gouvernementale dirigée par le social-démocrate Gerhard Schröder, entre 1998 et 2005.