Extradé par le Chili vers la France, Nicolas Zepeda a été "pris en charge par les autorités françaises" dès l'arrivée du vol Air France en provenance de Santiago, qui s'est posé à 11H12 sur le tarmac de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, a précisé cette source.

Zepeda, 29 ans, unique suspect de l'assassinat de Narumi Kurosaki dont il a toujours nié en être l'auteur, doit désormais se voir notifier l'exécution de son mandat d'arrêt international.

Les enquêteurs de la police judiciaire le conduiront ensuite directement à Besançon (Doubs), où il sera interrogé par la juge d'instruction en charge du dossier, en vue d'une éventuelle mise en examen.

Cette extradition "est une décision exceptionnelle, c'est la première fois que le Chili extrade un de ses ressortissants vers la France, et sans réciprocité", avait déclaré à l'AFP Etienne Manteaux, procureur de la République à Besançon, saluant la réponse "très rapide et efficace" de la justice chilienne.

Cette procédure, en pleine pandémie de coronavirus, relance un feuilleton judiciaire qui tient en haleine les médias japonais depuis plus de trois ans et demi.

Narumi Kurosaki, étudiante de 21 ans qui vivait sur le campus universitaire de Besançon, avait entretenu une relation avec Nicolas Zepeda, fils d'un magnat des télécoms.

Les deux jeunes gens avaient toutefois pris leurs distances et l'étudiante japonaise avait débuté une nouvelle relation, suscitant la jalousie du Chilien.

D'après les enquêteurs, Nicolas Zepeda et Narumi Kurosaki se sont revus le 4 décembre 2016, où ils étaient rentrés ensemble dans le logement de la jeune femme. Cette nuit-là, selon le procureur, plusieurs étudiants ont entendu "des hurlements de terreur, des cris". 

Le corps de Narumi Kurosaki n'a jamais été retrouvé.