Tous deux ont été approuvés par une très large majorité des adhérents réunis dimanche en assemblée générale, à 94% pour les assistants médicaux, 74% pour l'exercice coordonné, selon un communiqué du SML.

"On a dit banco, on joue le jeu mais en restant circonspect" face à ces "usines à gaz", a déclaré à l'AFP son président Philippe Vermesch.

Il rejoint ainsi les deux principaux syndicats de la profession, la CSMF et MG France, partants pour parapher les deux textes qui, sauf coup de théâtre, devraient être validés. 

"Cela va être signé la semaine prochaine", avait assuré dans la matinée la ministre de la Santé Agnès Buzyn, sans attendre la décision du SML, lors du Grand rendez-vous Europe 1-Les Echos-Cnews.

"Cela pourra se mettre en place dès cet été, progressivement sur tout le territoire", a-t-elle ajouté.

Selon une source syndicale contactée par l'AFP, la signature aura lieu le 20 juin.

Le premier texte, négocié uniquement avec les syndicats de médecins, concerne la création des 4.000 "assistants médicaux" promis par Emmanuel Macron d'ici à 2022. Mi-secrétaires, mi-aides-soignants, ces auxiliaires largement subventionnés par la Sécu doivent décharger les médecins de certaines tâches et leur permettre de suivre plus de patients.

Le second concerne l'ensemble des professionnels de santé libéraux (médecins, pharmaciens, infirmiers, kinés, sages-femmes...), invités à travailler en équipe autour de projets communs dans le cadre de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). 

Elles aussi seront financées par la Sécu pour des montants pouvant atteindre 185.000 euros pour les plus petites, 380.000 pour les plus grandes, selon le projet d'accord consulté par l'AFP.

Il s'agit notamment de faciliter l'accès des patients à un médecin traitant et à des consultations sans rendez-vous, un moyen de désengorger les services d'urgences.

Des syndicats d'infirmiers (FNI), de pharmaciens (USPO, FSPF) ou encore de masseurs-kinésithérapeutes (FFMKR) ont également déjà fait savoir qu'ils signeraient l'accord.

De quoi satisfaire le gouvernement, qui a fixé un objectif de 1.000 CPTS d'ici à la fin du quinquennat contre environ 200 aujourd'hui.