"Certains ont sans doute des regrets ou de la rancoeur", a-t-il affirmé devant 250 personnes, en allusion à son départ en 2017 de LR. 

Mais "je n'ai pas rejoint un autre parti, pas crée un autre parti, et surtout je n'ai pas trahi ma famille politique, alors que les propositions ont été nombreuses", a-t-il expliqué, en rappelant qu'il avait "adhéré à 16 ans" au parti et "gravi les échelons, été secrétaire général de l'UMP".

Alors que Valérie Pécresse vient d'annoncer qu'elle reprenait sa carte chez LR, M. Bertrand avait précédemment affirmé à des journalistes que "c'est son droit". "C'est une question que je poserai à Christian Jacob: y a-t-il ce type de chose dans les conditions posées par le comité d'organisation?"

"Si je veux rassembler les Français, il faut déjà rassembler ma famille politique", a-t-il ajouté lors de ce meeting organisé trois jours après son annonce qu'il se plierait au vote du congrès LR, le 4 décembre.

C'est pourquoi il a prévenu qu'il ne commenterait pas les programmes de ses rivaux au congrès de LR, ni ne dirait "du mal de qui que ce soit". "Je veux diriger le pays avec eux", a-t-il assuré. 

Se présentant comme "celui qui veut faire gagner nos idées, et réconcilier les Français", il a développé son programme de "trois chantiers prioritaires": "l'autorité, le travail et les territoires".

Il a aussi fustigé "les fossoyeurs Macron et Edouard Philippe" et "les vautours Le Pen, Zemmour", et dit sa volonté de "mettre un terme à l'aventure macroniste dans notre pays".