Le montant du SMIC fixé en 2020

Depuis le 1er janvier 2020, le taux horaire brut du SMIC est passé de 10,03 € à 10,15 €, soit une hausse de 1,2 %. Le SMIC mensuel brut passe ainsi de 1 521,22 € en 2019 à 1 539,42 € en 2020, soit une augmentation de 18.20 €. Cette revalorisation équivaut à une hausse de 15 euros net par mois, soit 173 euros de plus par an et le montant du SMIC mensuel net est revalorisé à 1219 euros, pour une semaine de travail de 35h.

Cette augmentation est effective et doit être visible sur les fiches de paye depuis la fin du mois de janvier.

Une revalorisation du SMIC qui tient compte de l’inflation

Cette augmentation du SMIC correspond à la revalorisation légale effectuée chaque début d’année et n’inclut pas de « coup de pouce » gouvernemental, le dernier geste de cette teneur datant de juillet 2012, à la suite de l’élection de François Hollande.
Depuis cette date, les revalorisations annuelles ont oscillé entre +0,3 % en 2013 et +1,5 % en 2019. La revalorisation de cette année est donc un peu plus faible que celle de l’année dernière, mais s’inscrit dans la tendance des années précédentes.

Cette hausse est calculée selon une formule précise, qui combine l’inflation annuelle pour les 20 % des ménages les plus pauvres (le premier quantile) à l’évolution annuelle du salaire horaire de base des ouvriers et employés (SHBOE) et du pouvoir d’achat associé.

SMIC 2020 : quels éléments de comparaison ?

Cette hausse de 1,2 % aura un effet discret, mais réel sur les salaires dans la mesure où l’inflation n’a augmenté cette année que de 0,7 %, soit une progression de 0,5 % pour les salaires les plus bas.

À titre de comparaison, une récente étude  du ministère du Travail et de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques fait le point sur les retombées de la revalorisation 2019 : la hausse de 1,5 % de janvier dernier, qui s’est appliquée en France (hors Mayotte) pour les salariés du secteur privé hors apprentis, stagiaires et intérimaires a été effective pour 2,32 millions de travailleurs du privé, soit 13,4 % des salariés de ces entreprises.

Dans les très petites entreprises (de 1 à 9 salariés), 28,3 % des salariés ont bénéficié de cette augmentation, contre seulement 7,3 % dans les entreprises de 500 salariés et plus.