"En tant que mouvement constitué nous n'allons pas lancer d'appel pour ne pas contribuer à cette récupération politique mais évidemment nous sommes en accord avec les mots d'ordre", a expliqué le député du Nord Adrien Quatennens sur France Inter.

"A titre personnel si je suis disponible et qu'il y a une mobilisation près de chez moi, évidemment j'irai", a-t-il ajouté.

"Le 17 novembre, si c'est un succès, moi je dis bravo!", a lancé sur Europe 1 le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, qui ne veut pas faire "le cadeau au pouvoir en place de dire que parce que des gens d'extrême droite appellent aussi à manifester il ne faut pas y aller".  

"Les initiateurs de cet appel citoyen ne veulent pas de récupération politique et on respecte leur demande", a souligné M. Corbière, prêt lui aussi à participer à un rassemblement dans sa circonscription, mais "de manière discrète".

Le mécontentement contre la hausse des taxes sur les carburants est monté en puissance ces dernières semaines avec des pétitions rassemblant des centaines de milliers de signatures et un appel à bloquer les routes le 17 novembre, soutenu très vite par des élus du Rassemblement national et de Debout la France.

Alexis Corbière a dénoncé la "manière pseudo-écolo" dont le gouvernement présente cette hausse, "une honte, parce que sur les milliards qui vont être gagnés, il n'y en a qu'un seul qui est consacré aujourd'hui à la transition écologique".

Il a souligné que dans le programme pour la présidentielle de 2017 de Jean-Luc Mélenchon figurait la modification de la fiscalité sur le diesel, mais pour "les flottes d'entreprises", pas pour "le petit particulier".

"Quand on mène comme nous le combat écologiste il faut faire cette démonstration que le combat écologiste se mènera nécessairement avec la majeure partie de nos concitoyens qui sont les plus modestes notamment", a défendu M. Quatennens.

Lors de son meeting à Lille le 30 octobre, Jean-Luc Mélenchon avait estimé que la "colère" contre la hausse des carburants était "juste et digne", tout en précisant que "les Insoumis ne vont pas appeler au 17 novembre", car "toute récupération politique peut être contre-productive".