De la même manière qu'il existe des profils types établis pour les salariés et les employeurs, il est également possible de catégoriser les clients en fonction de leur personnalité. Aussi, certains sont moins flatteurs que d'autres. Focus sur plusieurs profils de mauvais clients et conseils pour les gérer.

Le mauvais payeur

Le client mauvais payeur est certainement le plus connu et le plus redouté des entreprises, pouvant mettre à mal la situation financière de cette dernière. Retardataire chronique, il nécessite d'être suivi de près par le prestataire pour s'assurer d'être payé dans des délais, qui doivent tout de même être raisonnables. Pour ce faire, l'entreprise doit prendre le soin de relancer son client dès la date de règlement échue et s'accorder sur une date de paiement, voire l'appeler au préalable pour lui rappeler ses engagements.

Le client roi

Le second grand profil de mauvais clients concerne le client roi qui, sous prétexte qu'il paie pour une prestation, se croit tout permis et dans son bon droit en exigeant tout de l'entreprise. Si celle-ci doit consentir à des efforts pour garder et fidéliser son client, elle doit cependant fixer des limites pour ne pas nuire à l'ensemble de sa clientèle ni au respect dû au personnel. Dans ce cadre, le contrat de prestation est une pièce utile pour permettre à l'entreprise de ramener un client à la raison, en lui rappelant la nature des engagements et les obligations réciproques de chaque partie prenante.

Le client « dernière minute »

Très célèbre également, le client dit « dernière minute » peut provoquer la grogne du prestataire, lui chamboulant son organisation et lui imposant des délais parfois intenables. Là encore, ce type de personnalité requiert un suivi particulier, avec de multiples relances par mail ou téléphone, qui souvent obtiennent réponse tardivement, voire pas de réponse. Dans ce genre de situations, l'entreprise n'a pas souvent le choix que de s'adapter à son client, ce qui peut dans le meilleur des cas être synonyme de réactivité. Dans la réalité, ces comportements peuvent mettre le prestataire dans des positions délicates vis-à-vis de ses autres clients et des salariés ; il peut alors être opportun de remémorer ses délais de commande et d'exécution au client, régis par un contrat de prestation.

Le perfectionniste

Si le client perfectionniste répond généralement à tous les mails, prend le soin de rappeler dès que possible, ou encore met un point d'honneur à régler ses prestataires à échéance, il est également très exigeant. Il ne manquera pas de revenir vers l'entreprise sur de nombreux détails, lui demandant de revoir plusieurs fois sa copie avant d'être « quasi » entièrement satisfait, car rien n'est jamais parfait et tout peut toujours être amélioré. Travailler avec lui est agréable mais le perfectionniste peut devenir un client insatiable faisant au final perdre du temps au prestataire. Pour éviter d'alourdir sa tâche avec ce type de client, l'entreprise doit bien verrouiller au préalable sa prestation avec celui-ci, ce qu'elle comporte, et le temps alloué.

Le client idéal

Quelle entreprise ne rêve pas de n'avoir que des clients sympathiques qui s'adaptent à son organisation ? Malheureusement, ces perles qui acceptent les délais, les tarifs et autres méthodes de travail de leurs prestataires sont extrêmement rares.

Ainsi, l'entreprise doit savoir répondre aux attentes de clients de toute sorte et consentir à des efforts, mais en restant dans la limite du raisonnable. Dans certains cas, elle ne doit pas hésiter à rappeler un client à l'ordre, quitte à s'en séparer le cas échéant si celui-ci n'évoluait pas. Il est parfois préférable de mettre un terme à une collaboration qui peut nuire à l'organisation globale de l'entreprise, voire à sa santé financière.
Si un client est globalement satisfait de la prestation apportée, il ne manquera pas, dans son propre intérêt, de revoir ses exigences et/ou son comportement pour la pérennité de la relation.