"Aux alentours de 18h, une double rame de TGV en partance vers Bordeaux et La Rochelle, avec 780 passagers à bord, a rencontré un problème d'alimentation électrique à 1,5 km à la sortie de la gare Montparnasse", a détaillé un porte-parole de la SNCF.

"Le train s'est retrouvé bloqué, il a donc été décidé de faire marche arrière et de ramener les gens à la gare pour les transporter dans d'autres trains", a-t-il encore précisé.

Cette perturbation, qui "est en train de se résoudre", affectait la voie 1 de la gare, qui est actuellement "immobilisée". Par conséquent, "tous les trains devant partir sur la voie 1 entre 18h et 20h ont été affectés par ce problème", les voyageurs étant invités à se rendre sur d'autres voies où le trafic est normal, a encore ajouté la SNCF, sans préciser le nombre de trains affectés.

Le manque d'information décrié

La panne a suscité des tensions et la confusion de certains voyageurs en gare de Montparnasse ou sur les réseaux sociaux, les usagers se plaignant notamment du manque d'information.

Assis par terre, une grille de mots croisés a la main, Georgette et Alain Rahier, 67 et 68 ans, regrettaient de n'avoir pas été informés de l'évolution de la situation. "On attend gentiment", expliquaient-ils, alors que leur train pour Quimper était annoncé avec un retard de 30 minutes.

Le hall des départs pour les grandes lignes était bondé en début de soirée, des centaines de voyageurs fixant les panneaux d'affichage et restant à l'affût de la moindre information diffusée par les hauts parleurs. D'autres regrettaient également le manque de présence d'agents SNCF dans la gare.

"On n'a pas vu un seul agent sauf une petite jeune qui nous a distribué les papiers pour se faire rembourser... Pas un seul militaire non plus, on est en plein état d'urgence et là quelqu'un peut poser une bombe...", ronchonnait gentiment auprès de l'AFP Catherine, 58 ans, qui devait se rendre en fin d'après-midi à Poitiers. Sur le quai, en retrait, quelques "gilets rouges" se contentaient de dire que les "trains repartent au compte gouttes".