Exercice 2016-2017 bien emballé pour Smartbox. Le numéro un européen des coffrets-cadeaux, basé à Dublin, vient de boucler son exercice fiscal (clôture fin avril) sur une hausse de 11 % de son chiffre d'affaires, à 480 millions d'euros, pour 6,4 millions de coffrets vendus, indique son directeur général, John Perkins. La France, précise-t-il, est son « premier pays », avec un total de revenus proche de 150 millions.

« Le coffret-cadeau est un produit de grande consommation et cette consommation reste domestique », constate le dirigeant, alors que Smartbox est désormais présent dans une dizaine de pays, avec sa toute récente implantation au Portugal. Pour ce faire, la société irlandaise a acquis le principal opérateur local, Odisseias (12 millions d'euros de ventes l'an dernier), poursuivant une croissance externe active, qui s'est notamment traduite par la reprise, en 2015, de Dakotabox. Une illustration supplémentaire aussi d'un secteur en voie de consolidation. Car, de son côté, Wonderbox, le principal concurrent de Smartbox, vient d'acheter le néerlandais GiftFor You.

Un marché en évolution

Si sa concentration est en cours, le marché européen des coffrets-cadeaux est toutefois loin d'être à maturité pour le directeur général de Smartbox. Ce dernier se montre même particulièrement offensif : « Le marché européen pèse environ 1 milliard d'euros. Il pourrait avoisiner les 3 milliards si le taux de pénétration était analogue à celui de la Belgique. Notre objectif est de l'accroître de 1 à 2 milliards », déclare John Perkins. « On ne s'est pas fixé d'échéance. Si nous continuons de croître de 10 % par an, nous serons sur le bon chemin », ajoute-t-il.

Pour ce faire, le directeur général de Smartbox mise sur le numérique. Passé par Thomson Consumer Electronics, Dell, Egencia - qu'il a cofondé -et Apple, il souligne que « la révolution digitale permet d'améliorer l'expérience client et aussi d'élargir l'offre ». A ce stade, la vente de séjours demeure le produit phare de Smartbox, représentant 40 % de son activité. L'an dernier, l'entreprise a généré 700.000 nuitées rien qu'en France.