Si vous êtes entrepreneur (auto entrepreneur, TPE, PME) ou si vous souhaitez le devenir, le crowdfunding est pour vous. 

En progression en France et plus encore aux États-Unis, se cache sous ce nom un peu barbare, un outil très puissant pour tester et financer vos projets en dehors des circuits habituellement utilisés (banques, études de marché ...). Comme l'indique sa traduction approximative, il s'agit de faire appel au ‘financement par la foule', en définitive de demander au plus grand nombre de participer à votre projet. L'expression « les petits ruisseaux font les grandes rivières » résume assez bien le mécanisme mis en place.

Les règles du jeu sont simples. Vous avez un projet. Vous le soumettez sur une plateforme dédiée et demandez un montant pour le financer. Si vous parvenez à séduire les visiteurs – le monde potentiellement – et à atteindre la somme que vous avez demandée alors et alors seulement les fonds seront libérés. Pas de demi-mesure : si vous n'atteignez pas le seuil que vous avez fixé, vous ne recevrez rien.
Depuis l'apparition de la plateforme de référence Kickstarter, de nombreux sites se sont lancés dans l'aventure. Internationale, franco française, spécialisée ... l'offre explose. En France, deux starts up occupent le terrain :  Kiss Kiss Bank Bank, et Ulule, challengées de plus en plus par leurs homologues américains qui proposent désormais des déclinaisons locales.

Quelle plateforme choisir ?

Ce choix n'est pas neutre. Le modèle repose sur la capacité de ces sites à proposer la plus large exposition possible aux projets, il est donc indispensable d'avoir une audience conséquente pour y parvenir. Si les plateformes françaises sont pertinentes en terme d'affinité audience / projets, leur force de frappe est de fait plus limitée comparée à des acteurs comme Kickstarter qui bénéficient d'une audience internationale.
Au final, tout dépend du projet que vous portez.
 
A découvrir : Ulule propose depuis quelques semaines une opération avec la région Auvergne. Plusieurs projets ‘locaux' sont proposés.

Combien ça coûte ?

Entre 5 et 10 % des montants collectés selon le site que vous utiliserez. Ce coût est indolore dans le mesure où il sera directement prélevé sur les sommes versées par les ‘donateurs'.

Si l'investissement financier est faible, vous devrez en revanche prévoir du temps pour monter et faire la promotion de votre projet.  Sur ce point, tous les représentants des sites de crowdfunding sont d'accord. Le succès d'un projet repose sur celui qui le porte. Un vrai travail marketing doit être effectué. L'exercice n'est pas simple mais les bénéfices nombreux. Les porteurs de projets vous le confirmeront, le crowdfunding permet certes d'amorcer financièrement un projet mais il permet avant tout de le tester et de mesurer l'appétence d'un marché. Le crowdfunding a valeur d'étude de marché. Si votre projet ne recueille pas l'adhésion ‘des foules' à ce stade, il est probablement prématuré de vous lancer et raisonnable de revoir votre copie !

Pour bien comprendre, quelques exemples :

France – Ulule – Un casque pliable

 

 

USA – Kickstarter – montre Tik Tok – plus de 942 000$ récoltés

 

France - Ulule – la vache maraîchine

 

Trois exemples parmi des milliers d'autres... En période de crise, un plongeon dans le contenu de ces sites est un vrai bain de jouvence. Le monde des entrepreneurs est beaucoup plus riche et bouillonnant que celui qu'on nous présente. Non, la France ne se résume à Florange !

Si le crowdfunding est un outil fantastique pour les entrepreneurs, il navigue aujourd'hui encore en eaux troubles au niveau juridique. Le crowdfunding n'est pas le mécénat. Dans l'esprit, on parle bien de la même chose, juridiquement pas vraiment. Le mécénat est défini comme   « le soutien matériel apporté sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire à une personne pour l'exercice d'activités présentant un intérêt général ».  A contrario, le crowdfunding, nécessite une contrepartie.  Cette contrepartie peut être symbolique mais elle doit exister et être équivalente à la somme versée. Il peut s'agir par exemple de faire apparaitre votre nom sur la liste des participants à l'opération. En définitive, le crowdfunding tel qu'il existe aujourd'hui est très similaire au mécanisme de la 'souscription'.

Ces limitations pourraient n'être que temporaires. Le dispositif commence à trouver un écho parmi les institutionnels dont le MEDEF qui semble vouloir pousser le dispositif un cran plus loin. Dans une récente interview Laurence Parisot l'indiquait. Elle souhaite permettre à des petits investisseurs de participer au capital d'une entreprise. Le même débat agite le législateur aux Etats-Unis.

 

 

... réponse attendue dans quelques mois.
En attendant, nous vous conseillons de visiter les sites suivants :