La reprise d'entreprise facilite les démarches de ceux qui veulent investir dans un secteur d'activité. En revanche, rendre pérenne une société déjà fonctionnelle nécessite généralement l'injection de fonds conséquents. L'entrepreneur doit agir avec circonspection, mais existe-t-il un guide précis de réussite à la reprise entrepreneuriale ? Voici quelques conseils à suivre.

Quelques chiffres

Si l'on se réfère aux statistiques institutionnelles, il est plus aisé de gérer une entreprise acquise après cession, qu'une société nouvellement créée et pour laquelle on ne dispose d'aucun bilan d'activité. Selon l'analyse annuelle de l'Institut Altares, les défaillances d'entreprises ont augmenté de 3,4 % au premier trimestre 2014 entraînant la suppression de 62 800 emplois. D'après cet institut, les taux de pérennité étaient de 73 % sur trois ans pour les entreprises qui ont passé la main à des repreneurs, contre 66 % pour les nouvelles créations de sociétés.

Sécuriser ses finances

Avant de se lancer dans un projet de reprise, il faut trouver l'entreprise qui corresponde le mieux à ses champs de compétences et pouvoir optimiser son fonctionnement.

Il est également nécessaire de procéder à l'inventaire des activités de la société en état de cession, avant d'en faire l'acquisition. Les entreprises en difficultés peuvent retrouver un second souffle lorsque le repreneur a les moyens d'injecter des fonds pour innover ou relancer l'activité. Le financement reste la première étape à franchir pour un acquéreur. S'il s'agit d'une entreprise viable moyennant quelques restructurations, l'entrepreneur doit s'entourer de toutes les aides financières dont il dispose afin de sécuriser ses finances. Généralement, la présentation des trois derniers bilans et comptes de résultats suffisent aux banques pour débloquer des prêts, sachant que reprendre un entreprise coûte plus cher qu'une création de société.

S'appuyer sur des exemples de réussite

Lorsque le repreneur s'est assuré d'une capacité d'autofinancement suffisante pour le remboursement de ses dettes, il doit compter sur l'aide morale des cadres et salariés de l'entreprise, en plus d'un éventuel appui familial. Cela lui permettra notamment de bien mesurer le potentiel de la société et d'envisager son extension par une identification des salariés.

S'appuyer sur les exemples de réussites des repreneurs est également un gage de confiance. Vous pouvez ainsi vous inspirer de la société Numérix qui est passée d'un chiffre d'affaires de 3,3 millions à 8 millions d'euros et de 8 à 36 salariés en quelques mois, après avoir trouvé Didier Sensey, un repreneur émérite. Ce dernier a bénéficié de l'aide du cédant durant deux ans, car il ne s'y connaissait guère en matériel de radiologie ! L'exemple de l'ancien ingénieur de l'Oréal, Laurent Ostrowsky, est également éloquent : il a conduit l'entreprise Magiline sur le marché international après une sérieuse reconversion et une stratégie d'entreprise axée sur la communication et l'esprit d'équipe.

Se faire accompagner

La motivation demeure évidemment le moteur qui va accompagner le repreneur d'entreprise dans ses démarches. Mais s'il en était besoin, n'hésitez pas à faire appel à l'un des réseaux chargés de la corrélation entre cédants d'entreprises et acquéreurs potentiels. Ces réseaux et agences pour la création et la reprise d'entreprises aident les porteurs de projets à mettre en oeuvre un véritable business plan, générateur d'emplois et de succès. La formation soutenue par ces réseaux de professionnels reste aussi une étape forte dans la reprise de TPE et PME.