De nombreux artisans se lancent dans des opérations de crowdfunding et font appel à la générosité des dons pour lancer leur activité. Après avoir rédigé une présentation complète de leur projet, ils la mettent en ligne sur une plateforme de financement participatif et en font la promotion pour récolter des dons, en échange d'une contrepartie. Les artisans peuvent ainsi réunir les fonds nécessaires au lancement de leur business. Salon de beauté itinérant, plomberie, pâtisserie... De nombreuses TPE se lancent désormais grâce à ce système.

Comprendre le crowdfunding

Le crowdfunding est une nouvelle forme d'économie collaborative qui permet à des particuliers de passer par une plateforme de mise en relation pour demander de l'argent à d'autres particuliers. Pour ceux qui possèdent un projet qui leur tient à coeur, les plateformes comme KickStarter ou MyMajorCompany permettent d'obtenir un financement participatif en dehors du circuit bancaire classique. Les particuliers exposent le détail de leur projet et proposent une petite contrepartie en échange d'un don. Généralement utilisé par les start-ups, le crowdfunding attire des projets très variés : les artisans sont de plus en plus nombreux à se lancer sur ces plateformes pour démarrer ou développer leur activité, alors que les banques leur refusent parfois un prêt.

Lever des fonds pour se lancer dans l'artisanat

Les exemples d'artisans ayant réussi leur campagne de crowdfunding pour lancer leur projet se multiplient : esthéticienne, torréfacteur, pâtissier, élagueur, fleuriste... Certains, à cause de leur jeune âge et de leur faible apport personnel, se sont vu refuser un prêt bancaire et se tournent vers une campagne de crowdfunding pour pouvoir lancer leur premier business. C'est le cas de Jessy Hemelin, élagueur de 21 ans, qui s'est lancé sur notrepetiteentreprise.com, ou encore de Flore Collin, esthéticienne qui a mis en place des ateliers itinérants dédiés à la beauté. D'autres n'ont demandé que quelques centaines d'euros pour participer à des concours d'artisanat dans leur profession, comme Déborah Buret, fleuriste et gérante la boutique Arum Ver'tige. Mettre en place une telle campagne permet de recevoir des dons de sa famille, de ses amis et de ses connaissances, sans pour autant avoir à leur réclamer de l'argent directement. Mais certains reçoivent aussi des sommes importantes de la part de personnes qu'ils ne connaissent pas. C'est le cas de Guillaume Jacoberger qui souhaitait ouvrir sa pâtisserie et a reçu 5600 euros de 70 donateurs différents, dont 2000 euros provenant de parfaits inconnus.

Réussir sa campagne de crowdfunding quand on est artisan

Une campagne de financement participatif aboutit dans la moitié des cas. Pour mettre toutes les chances de son côté, il faut décrire au mieux son projet et proposer des contreparties. Guillaume Jacoberger a ainsi proposé à ses donateurs des pâtisseries à leur nom et des pièces en chocolat originales. Rédiger une présentation et faire un montage photo ou vidéo représentent des techniques indispensables pour promouvoir son projet. Les initiatives qui jouent sur les préoccupations actuelles autour du fait maison, de l'artisanat et de la protection de l'environnement récoltent plus facilement des dons comme Ze Plombier à Nantes, qui a joué la carte de l'écologie en se déplaçant à vélo.
Mais n'oubliez pas que vous devez tout de même lancer une véritable campagne de communication pour vous faire connaître sinon, vous n'avez aucune chance de rencontrer des donateurs. Le démarchage par e-mail, la création d'une page Facebook et d'un compte Twitter professionnel représentent des outils de promotion efficaces. Ils permettent aussi de recruter ses premiers clients une fois son business lancé.