Débarqué en France cet été, le phénomène Pokémon GO est  devenu en quelques jours l'application la plus rentable sur Google Play et App Store. La folie Pokémon GO ne s'est pas seulement emparée des fans du jeu. Entreprises et collectivités y voient une occasion en or de développer leur business en surfant sur la vague.

Les marques multiplient les partenariats avec l'éditeur du jeu

Niantic, la société éditrice du jeu Pokémon GO, a déjà noué plusieurs partenariats avec des marques pour leur permettre d'apparaître dans l'application.

Au Japon, McDonald's a le premier montré la voie en faisant de ses restaurants des points stratégiques de ralliement (« PokéStop »)  pour attraper des Pikachu et autres monstres en réalité augmentée et pouvoir acheter des accessoires utiles pour gagner en expérience.
Autre exemple avec Monoprix qui a monté une opération de communication en distribuant  gratuitement dans son magasin de Saint-Michel à Paris des kits de dresseurs Pokémon Go. Le kit comprenait un sac collector, une barre de céréales, des pansements pour ampoules, un brumisateur, un chargeur et une boisson. Rien d'extraordinaire dans ce kit mais un coup de communication réussi à en juger par l'impressionnante file d'attente devant le magasin le jour de la distribution (le 22 juillet). Victime de son succès, l'enseigne n'a pas pu fournir assez de kits pour tous les fans…

Villes et tour-opérateurs surfent sur la vague pour attirer les touristes

Mais c'est dans le secteur du tourisme que l'impact du jeu semble le plus fort. Les villes ont saisi l'opportunité d'attirer des touristes en vantant la présence de Pokémon sur leur territoire. Pour les offices du tourisme, le jeu devient ainsi un formidable atout pour faire découvrir la ville de manière ludique et originale.

Les tour-opérateurs proposent de leur côté des circuits touristiques de « chasse aux Pokémon ». Le spécialiste des voyages courts Weekendesk propose sur son site un top 5 des villes et un top 5 des plages où trouver le plus de Pokémon. En Espagne, des circuits de chasse aux monstres virtuels sont désormais organisés par des agences de tourisme qui recrutent leurs guides parmi les milliers de fans du jeu vidéo.

Un modèle économique qui fonctionne 

Les marques et les commerçants ont compris tout l'intérêt de surfer sur ce succès planétaire tant qu'il durera, que ce soit en payant pour apparaître dans le jeu,  en devenant des « PokéStop » ou en vendant des accessoires et produits dérivés. Ce type de partenariats risque de se multiplier dans un avenir proche. En effet, le jeu étant gratuit, la société Niantic assoie largement son modèle économique sur ces partenariats et invite les marques intéressées à remplir un formulaire de demande de partenariat sur son site.

Nul ne sait jusqu'à quand durera ce phénomène, mais en attendant, les marques entendent bien en tirer tous les bénéfices.