Le statut de micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) a permis à de nombreuses personnes de se lancer dans la création d'entreprise, qu'il s'agisse d'un complément de revenus ou de la première étape d'un projet plus ambitieux. Le dispositif de la micro-entreprise conserve tout son attrait malgré les difficultés économiques actuelles, car il permet de se lancer sans capital initial et avec des formalités simplifiées. Mais quels sont les secteurs porteurs ? Focus.

Les services à la personne

Le vieillissement inéluctable de la population et le délitement des liens familiaux laissent de plus en plus de personnes âgées ou handicapées en situation d'isolement, ce qui crée naturellement un marché croissant pour les services à la personne. Les personnes qui se retrouvent en situation de dépendance ont besoin d'aides ponctuelles, que ce soit pour du petit bricolage ou des courses, voire de l'aide à la vie courante, et ces dernières constituent une clientèle naturelle pour un micro-entrepreneur pratiquant une poly-activité d'assistance. Se lancer dans ce secteur implique qu'il faille faire preuve d'attention et de débrouillardise pratique, mais quiconque désire monter sa micro-entreprise dans le domaine des services à la personne peut y accéder sans formation initiale (tant qu'il n'entre pas dans le domaine des soins) et avec peu de matériel. 

Les services liés au numérique

L'explosion des activités digitales, et en particulier celles liées à l'omniprésence du web, génère tout un ensemble d'opportunités économiques, dont certaines peuvent aisément être exercées en tant que micro-entreprise. L'on peut par exemple citer toutes les activités en lien avec le design de site web ou la rédaction de contenus éditoriaux pour le web. Ces nouveaux métiers ne nécessitent pas de diplôme spécifique, mais impliquent en revanche une bonne connaissance du domaine d'intervention, acquise par exemple par des activités personnelles (développement d'un site personnel poussé, tenue d'un blog de qualité, etc.). Le matériel nécessaire se limite bien souvent à un ordinateur et une bonne connexion internet. Ces activités de prestations intellectuelles sont à la fois porteuses et adaptées à l'auto-entrepreneuriat.

L'artisanat créatif

L'authenticité reste une notion dans l'air du temps, ce qui crée des opportunités pour ceux qui peuvent proposer des produits différents de ceux que l'on observe dans le commerce en général. L'artisanat créatif demeure une activité idéale pour ceux qui créent de leurs mains dans leurs loisirs, et ont envie de se lancer à leur compte, à condition que les matériaux de base ne soient pas trop onéreux (le micro-entrepreneur ne pouvant déduire de charges, il faut privilégier les activités dont les matières premières restent bon marché). La rentabilité risque d'être difficile à atteindre pour celui qui travaille les bois exotiques ! En revanche, l'heureux détenteur d'un réel don manuel et artistique dans le travail des matériaux de récupération ou du bois « banal » possède toutes les chances de transformer son talent inné en business prometteur.

L'originalité

La micro-entreprise ne génère pas de frais en l'absence de chiffre d'affaires, et il est possible de se lancer dans une activité nouvelle sans prendre beaucoup de risques. Celui qui possède une idée encore inédite, pour laquelle il n'est pas aisé de dégoter le code adéquat dans les bases de l'Insee, a peut-être bien en main le concept qui a le plus de chances de réussir ! Si les secteurs déjà « à la mode » ont des chances d'être saturés, surtout si leur marché est naturellement petit, ceux qui ne sont pas encore des domaines « en vogue » peuvent être riches d'opportunités. Et la micro-entreprise constitue un moyen intéressant pour les développer.