D'après l'exécutif européen, gardien de la concurrence dans l'UE, Cephalon a payé Teva "pour que cette dernière ne commercialise pas sa version générique, moins chère, du modafinil, le médicament de Cephalon contre les troubles du sommeil".

La Commission, qui avait ouvert une enquête en avril 2011, a décidé d'adresser lundi à Teva une "communication de griefs", qui correspond peu ou prou à un acte d'accusation dans le jargon européen.

"Il appartient désormais aux entreprises d'apaiser nos craintes", a déclaré la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. 

Si ces accusations sont avérées, elles peuvent se solder par une lourde amende.

Ainsi dans un cas similaire, le laboratoire français Servier avait été condamné le 9 juillet 2014 à une amende de 331 millions d'euros pour avoir entravé la mise sur le marché de versions génériques moins chères de son médicament cardiovasculaire, le Périndopril.

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