Tout commence par un nom ou plutôt une marque, un nom qui interpelle en tout cas : Trois Fois Vin. Quelle activité peut se cacher derrière un nom de marque qui sonne comme une multiplication ? Alors on cherche, Trois est indéniablement un chiffre, Fois a de grandes chances de symboliser une opération arithmétique, Vin une vielle connaissance des tables du monde entier. Donc Trois Fois Vin si l'on s'en tient à la sémantique c'est Trois Fois du Vin. La déduction méritait bien une rencontre.

Plusieurs vies, une passion

Trois Fois Vin propose à ses clients de recevoir, chaque mois, trois bouteilles d'une sélection établie par la créatrice de la marque, Marie-Dominique Bradford. " Aujourd'hui , les gens se retrouvent devant d'immenses rayons abondamment garnis et sont perdus, explique Marie-Dominique. C'est compliqué, on regarde les médailles, les étiquettes, bref on est paumé et on achète toujours la même chose. C'est tellement plus facile quand on choisit pour vous, surtout quand on vous fait découvrir à chaque fois de nouvelles choses, le plaisir de partir en voyage sans connaître la destination à l'avance. "

Justement, les voyages, Marie-Dominique connaît : " Je travaille dans le vin depuis 15 ans, je suis diplômée, j'ai parcouru la France, je suis allée à l'étranger, j'ai travaillé aux Etats-Unis, je donne des cours... beaucoup, beaucoup de temps passé sur le terrain, de nombreuses rencontres. Une expérience qui m'a permis d'avoir une connaissance approfondie des vins, surtout des petits producteurs. " Si le vin fait partie de l'ADN de Marie-Dominique, sa famille bourguignonne baigne dans ce monde depuis plusieurs générations, la créatrice de Trois Fois Vin a eu plusieurs vies en dehors des vignes. Marie-Dominique Bradford a travaillé dans la publicité, dans le cinéma à Hollywood. C'est après sa dernière expérience américaine que la jeune femme revient à ses premières amours avec son projet de vente de vins par abonnement.

Un pari risqué mais gagnant grâce à l'apport du digital

" L'idée de vendre du vin par abonnement me trottait dans la tête depuis un moment, explique Marie-Dominique Bradford. Les américains le font depuis longtemps. Pourtant, je n'étais pas sûre que la greffe prenne pour le marché français, même si on me sollicitait souvent pour que je partage toutes mes découvertes. De toute façon, je n'aurais pas pu en faire un business sans Internet. "

Internet reste un outil formidable pour transmettre, diffuser savoirs et connaissances et le vin n'y échappe pas. " La création d'un site internet s'est imposée tout de suite, révèle la créatrice de Trois Fois Vin. C'était le moyen idéal de toucher une population impossible à cibler autrement. Aujourd'hui, nous en sommes à la troisième version de notre site, un site qui a accompagné le développement de notre activité. Pourtant,intégrer dans la création du site ce nouveau modèle de consommation pour le vin (l'abonnement en 2010 était réservé au secteur de la presse) fut un vrai casse-tête. Difficile d'avoir une vision claire de ce qu'attendent les clients d'un service qui n'existe nulle part ailleurs. Nous avons donc fonctionné un peu à l'intuition. Il a fallu tout inventer, une construction pierre à pierre. J'ai préféré m'appuyer sur une petite structure pour faire ce travail que je jugeais très spécifique. Le choix d'un prestataire dépend de la maturité de votre projet. Si vous n'êtes pas sûr de la façon dont va évoluer votre activité, faites simple. Appuyez-vous sur un expert, une plate-forme connue ou un prestataire individuel. "

Chez Trois Fois Vins, le digital ne s'arrête pas au site Internet. Les réseaux sociaux font partie du quotidien. " Nous avons la chance, détaille Marie-Dominique, d'avoir une communauté très dynamique sur les réseaux sociaux (20 000 fans sur Facebook, 4 300 followers sur Twitter, 500 abonnés sur Instragram). Nous avons un discours spécifique pour chaque réseau (une ligne éditoriale pour les spécialistes), un discours clair, dans lequel nos clients vont se retrouver et nous retrouver. C'est une agence de communication qui nous a mis sur les rails. Si les clients sont perdus devant le rayon vins de Monoprix, pas la peine de les perdre quand ils sont sur nos réseaux sociaux. "

Digital et boutique : un mariage gagnant

Quand on ne bénéficie pas des moyens d'une grande marque, la gestion des réseaux sociaux nécessite un fort investissement personnel. C'est Marie-Dominique qui alimente Facebook, les comptes Twitter et même le blog. " Aujourd'hui, c'est moi qui poste, rédige, écris car j'aime ça mais tout cela prend du temps. J'essaie de raconter des histoires, de nourrir la culture du vin. Je n'envoie pas de newsletter commerciale. Nous avons une base de clients fidèles que je n'ai pas envie de polluer avec des informations purement commerciales. "

Pas question de mettre tous ses oeufs dans le même panier digital car la peur de se couper totalement du terrain n'est pas très loin ! Et quand un beau local se libère dans le centre de Paris, la jeune femme n'hésite pas trop longtemps : " Conserver un point de vente physique m'a permis de me rapprocher encore plus de mes clients, d'en atteindre de nouveaux et surtout de les rassurer car ils ont besoin de toucher les bouteilles, de goûter les vins. Nous vendons les abonnements sur le site et les vins individuellement dans la boutique. Il s'agit juste de trouver un équilibre, Web et boutique sont dans mon cas parfaitement complémentaires. "

Un mariage réussi entre le digital et la boutique physique et qui dit mariage réussi dit souvent bonne bouteille ! Alors, on boit quoi ce soir* ?

Le Portrait chinois 2.0

Si vous étiez un premier souvenir digital ?
Mon premier téléphone portable, il y a 22 ans déjà, un magnifique Motorola doté d'un énorme clapet, j'étais tellement fière !

Si vous étiez votre site préféré ?
Le mien bien sûr, Troisfoisvin.com, que dire d'autre ?

Si vous étiez un site, une application rêvée ?
Un site qui connaîtrait par coeur mes désirs, mes centres d'intérêt et qui serait capable de me synthétiser tout ça dans une boite.

Si vous étiez un TOC digital ?
Comme beaucoup du monde : mails et réseaux sociaux.

Si vous étiez un site, une appli quand on se lance ?
Tout ce qui tourne autour des réseaux d'entrepreneurs, entrepreneurs femmes, femmes digitales... tout ce que vous pourrez trouver sur la toile pour ne pas rester seul dans son coin avec son idée. Bénéficier de l'expérience des autres, c'est le meilleur moyen de ne pas trop douter.

Si vous étiez une application mobile ?
L'appli RATP qui me sauve la vie tous les jours.

Si vous étiez un logiciel de bureautique magique ?
Un logiciel qui fait ma comptabilité tout seul dès qu'un client paie par exemple.

Si vous étiez une start-up qui fait rêver ?
Toutes les start-up me font rêver, je suis fascinée par tout ce qui sort de la tête de ces créateurs, je suis admirative de leur créativité.

Si vous étiez un hashtag ?
#troisfoisvin

Si vous étiez une VOD ?
Un documentaire de Guillaume Bodin : La clef des terroirs.

Si vous étiez un téléphone mobile ?
J'ai enfin lâché mon vieux téléphone pour un iPhone.

Pour en savoir plus

Vous pouvez aussi rejoindre Troisfoisvin sur :

Pour toute d'information, vous pouvez contacter le 01 42 71 76 15 ou envoyer un mail à l'adresse suivante : info@troisfoisvin.com

* L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.