Pari réussi pour les cofondateurs Alain Thébault et Anders Bringdal qui ont testé le nouveau mode de transport écologique fluvial Seabubbles à Lyon. Ce véhicule serait la solution idéale pour dégorger petit à petit les villes saturées par les voitures.

Le transport public du futur est bien là !

Seabubbles est une création française qui se définit comme un transport public fluvial, alimenté entièrement par des énergies renouvelables. Ses deux moteurs électriques et ses deux ailes immergées lui permettent de flotter à 40 centimètres au-dessus de l’eau. Il ne produit donc aucun gaz à l’usage et est très silencieux. Le modèle actuel peut accueillir jusqu’à cinq personnes à bord, y compris le conducteur. À terme, la startup compte proposer un modèle pouvant transporter plus de monde. Les essais sont toujours en cours et si c’est concluant, ces taxis flottants seront ouverts au public dès le printemps 2018. L’occasion pour les villes intéressées d’expérimenter ce nouveau mode de transport.
Plusieurs stations Seabubbles verront alors le jour progressivement sur les quais. Ces bateaux particuliers y feront le plein d'énergie en venant charger et décharger les passagers. Le système de réservation est très simple : chaque utilisateur peut programmer son trajet et trouver le quai le plus proche via une application mobile.

Un progrès qui doit bouleverser les règles

Les tests effectués par la startup jusqu’à aujourd’hui ont un double objectif : vérifier les performances de l’engin sur l’eau et convaincre les villes d’investir et d’alléger les procédures administratives. En effet, la complexité des formalités ralentit, à ce stade, le plein développement de ce bateau-taxi électrique. Les règlementations en vigueur sont trop strictes et le délai des traitements de la paperasse est trop long. Si le projet convainc indéniablement les élus, ils doivent pourtant faire preuve de souplesse pour permettre à ce véhicule du futur d’ouvrir au public rapidement. Les nombreuses restrictions pourraient inciter les fondateurs à lever l’ancre pour voguer vers des contrées plus favorables aux changements.
Soulignons que Seabubbles a la cote à l’international. La ville de Chicago se prépare à l’accueillir en changeant ses règlementations, il fait également de l’œil aux deux géants de la tech Google et Facebook. En tout, cinq villes du monde entier sont à ce jour intéressées à intégrer ce taxi fluvial à leur système de transport public. Ce qui n’a rien d’étonnant, car ce serait un excellent moyen de se déplacer rapidement en ville avec une baisse certaine à la fois des embouteillages et du Co2.