Tout comme dans un couple, le choix du partenaire d'affaire reste une étape délicate pour laquelle il ne vaut mieux pas se tromper, car en cas de rupture, les conséquences peuvent être désastreuses. Voici quelques règles d'or afin de choisir le bon associé pour son entreprise.

 

Choisir son associé en fonction des besoins du projet

Si créer son entreprise avec un associé a un aspect rassurant, pour se sentir moins seul dans cette aventure qui comporte des risques, le choix de celui-ci doit tenir compte d'autres variables, dont la première réside dans le projet.

Le besoin d'un associé, et tout autant du profil de celui-ci, dépend de la nature du projet de l'entrepreneur. Pour ce faire, le créateur doit avoir, au préalable, fait le point sur ses forces et ses faiblesses, pour ensuite choisir le partenaire ayant les qualités qu'il ne possède pas lui-même et qui sont nécessaires au démarrage de son activité, mais également à son développement et sa pérennité.

On distingue plusieurs grands types d'associés :

•    L'apporteur de capital, qui investit dans le projet pour lequel l'entrepreneur n'a pas seul les fonds de départ suffisants ;

•   Le carnet d'adresses, qui jouit d'une certaine réputation et d'un réseau important (clients, fournisseurs...) qui permet de donner une crédibilité à l'entrepreneur et de favoriser la mise en relation avec de nombreux contacts, et donc de faciliter le lancement de son affaire ;

•    Le spécialiste, qui dispose de compétences complémentaires à celles de l'entrepreneur, et qui lui sont indispensables pour mener à bien son projet.

 

Choisir son associé en fonction de sa personnalité

Le facteur personnalité représente un second critère essentiel dans le choix d'un associé, puisque les deux partenaires doivent avoir une vision commune pour trouver des terrains d'entente et que chaque prise de décision ne tourne pas au conflit et à l'inertie.

Si leurs caractères doivent être complémentaires, ils doivent aussi être suffisamment différents, pour créer de l'ouverture et être capable de confrontations d'idées et d'esprit critique afin de faire avancer l'entreprise.

Ce genre d'association résultant d'un compromis entre les différents partenaires, l'entrepreneur doit ainsi s'assurer qu'il est prêt à « perdre » une certaine indépendance puisqu'il ne sera pas seul maître des décisions, et déterminer dans quelle mesure il peut faire des concessions et sur quels points. De cette analyse personnelle découlera alors la personnalité attendue du futur associé, qui sera un juste milieu entre traits de caractères communs et complémentaires indispensables.

En raison de cette problématique, mais également de celle de savoir où trouver son futur associé, de nombreux entrepreneurs optent pour un partenaire faisant partie de leur entourage, membre de la famille ou ami. Dans la réalité des faits, cette situation finit souvent par créer de l'inertie, soit que le créateur n'avait pas envisagé qu'il pourrait avoir des opinions à l'opposé de son associé, soit que les deux, trop proches, ne jugent pas avec suffisamment de recul leur activité.

 

Opérer des vérifications pour valider son choix

L'entrepreneur doit prendre quelques précautions pour s'assurer de son choix, mais aussi se prémunir s'il venait à s'être trompé.

Le créateur doit se renseigner sur son interlocuteur, tout comme pour le recrutement d'un salarié, sur son parcours, mais aussi sur son passif financier et juridique éventuel.

S'il convient de tester la personnalité du candidat, l'entrepreneur doit également mesurer ses objectifs personnels et ses attentes en contrepartie d'une telle association, certains pouvant juste être intéressés par l'aspect financier par exemple, sans plus de motivations pour s'investir dans le projet. Pour être sûr de sa décision, il peut prendre l'avis d'un membre de son entourage qui confortera sa vision et/ou l'enrichira de son regard extérieur.

Une fois le choix de l'associé arrêté, l'entrepreneur doit contractualiser cette collaboration, sous la forme adéquate selon la nature de la future société. Ce contrat doit tout prévoir dans les moindres détails dont les pouvoirs et les rôles de chacun, la répartition des résultats, les modalités de départ de l'un des associés, ainsi que les conditions de règlement des litiges en cas de conflits entre les partenaires.

Enfin, l'entrepreneur peut, selon sa situation et l'état d'avancement de son projet, mettre en place un genre de période d'essai avant que l'associé n'entre effectivement dans le capital de son entreprise.