Alors que les Bleus, déjà qualifiés pour les huitièmes de finale, préparent leur dernier match contre la Suisse, dimanche à Lille, la polémique du bras d'honneur de Pogba agite les esprits.

Vous l'avez vu ce geste, effectué par Paul Pogba, à la fin du match contre l'Albanie ? Sans doute pas et pour cause puisque les médias français ont décidé de ne pas le diffuser, même si des captures vidéo circulent sur YouTube. Alors, c'est quoi au juste ? Un bras d'honneur adressé à la presse ? Un pas de danse pour fêter la victoire des Bleus, comme l'a affirmé l'intéressé après-coup ? Peu importe au fond, chacun se fera sa propre idée. Par rapport à la vérité du terrain, tout cela reste bien anecdotique.
Enfin tout de même, heureusement que la France l'a gagné ce match contre l'Albanie. Imaginez un peu si, en plus, les Bleus l'avaient perdu. Là, Pogba se serait littéralement fait tailler en pièces. Pourtant, on commence à bien le connaître ce joueur. Entier, généreux, capable du meilleur un jour, comme du pire le lendemain (eu égard à ses capacités sur le terrain), parfois énervant, il ne laisse personne indifférent. Forcément, cela l'expose davantage que les autres. Si le 10 juillet, la France remporte son championnat d'Europe, tout cela sera oublié et il sera porté aux nues. Ainsi va la vie.

L'Espagne marque les esprits

Au fait, vendredi soir à Nice, l'Espagne a sorti un grand match contre la Turquie. Une victoire nette et sans bavure (3-0), bien plus convaincante que celle acquise dans la difficulté lors de leur premier match contre la République tchèque. La Roja monte en puissance. Au vu de cette deuxième rencontre, le sélectionneur espagnol, Vicente Del Bosque, peut nourrir de belles ambitions pour la suite de la compétition. S'ils doivent les croiser sur leur route, les Bleus sont prévenus.

Pétard mouillé

Les Tchèques peuvent dire merci aux supporteurs croates. Ces derniers leur ont bien facilité la tache, lors du match qui opposait la République tchèque à la Croatie (2-2). A quelques minutes de la fin de la rencontre, l'équipe croate avait le match en main. Mais la rencontre a été interrompu, pour cause de fumigènes jetés sur la pelouse par une frange d'ultras croates. De retour sur la pelouse, les joueurs croates, visiblement perturbés par cet incident, se sont mis à déjouer et ont concédé un pénalty, qui a permis aux Tchèques d'égaliser. Quand le « douzième homme », censé supporter son équipe, la dessert, ça peut faire très mal.

Ferveur viking

Ce samedi, l'Islande joue contre la Hongrie à Marseille. D'après les décomptes, plus de 30 000 supporters islandais se seraient déplacés en France pour soutenir leur équipe. Soit 10 % de la population de ce petit caillou volcanique perdu aux confins de l'Europe. Imaginez pareil engouement chez nous, lors de la prochaine coupe du monde en Russie. Au bas mot, cela ferait 6 millions et demi de supporters français à acheminer sur place. Il vaudrait mieux pas que les pilotes de ligne se mettent en grève à ce moment là.