Une société (une personne morale, d'une manière générale) peut être condamnée pénalement au titre des infractions qui sont commises pour son compte par ses organes ou par ses représentants.

À ce titre, les juges ont considéré récemment que l'associé d'une société peut, lorsqu'il s'avère être le représentant de la société, engager la responsabilité pénale de celle-ci.

Dans cette affaire, les juges ont constaté que cet associé, qui n'était pas le gérant mais le père de la gérante (une étudiante âgée d'une vingtaine d'années), avait joué un rôle déterminant dans la conduite des activités de la société car il s'occupait de la gestion administrative et du suivi des chantiers pour le compte de celle-ci. Ils en ont déduit qu'en commettant l'infraction de prêt illicite de main-d'œuvre au nom de la société, il avait, en sa qualité de représentant, engagé la responsabilité pénale de celle-ci.

Cassation criminelle, 11 juillet 2017, n° 16-86092