La Squadra Azzura a maté la Belgique, hier à Lyon, en l'emportant par 2 buts d'écart. Derniers du groupe E, les Diables rouges démarrent mal l'Euro.

C'est la grosse surprise de cette phase de poule. La Belgique - l'une des formations favorites du tournoi - a été étouffée par une très bonne équipe d'Italie (0-2), qui suscitait pourtant pas mal d'interrogations avant ce match. Intraitables en défense, solides collectivement, parfaitement réalistes sur leurs rares occasions de but, les Italiens ont logiquement surclassé des Belges qui ne sont jamais parvenus à trouver la faille. Ces derniers ont attendu trop longtemps avant de commencer à appuyer sur l'accélérateur et à montrer de réelles velléités offensives. Le non-match de Kevin de Bruyne, l'un des joueurs-clé de la sélection belge, a également pesé sur le rendement habituel de son équipe. Comme souvent dans ce genre de compétition, les Italiens démontrent qu'avec une équipe amputée de plusieurs titulaires, ils peuvent viser loin. C'est là un de leurs points forts. Avis à la Suède et l'Irlande, leurs prochains adversaires.

Jusqu'à l'ultime seconde

Décidément, dans cet Euro, mieux vaut ne pas quitter son siège avant la fin du match. Sur les 18 buts marqués depuis le début du tournoi, 6 ont été inscrits au cours des 10 dernières minutes du temps réglementaire, voire des arrêts de jeu. Soit 1 but sur 3. Preuve qu'aucune équipe ne lâche rien, tant que le coup de sifflet final n'a pas été donné. Ça a commencé dès le match d'ouverture avec la superbe frappe de Payet contre la Roumanie (89e). Puis la série s'est poursuivie avec le Pays de Galles (qui a fait trembler les filets à la 81e minute), l'Espagne (87e), l'Allemagne, l'Italie et la Russie (92e à chaque fois). Pas étonnant qu'on entende des clameurs de joie dans les tribunes (ou des huées, ça dépend de quel côté on se place), au moment où l'arbitre assistant brandit son panneau lumineux pour annoncer le temps supplémentaire. Car tout reste alors encore possible. Les Anglais, qui se sont fait rejoindre par les Russes à la dernière minute d'un match pourtant parfaitement maîtrisés, l'ont appris à leurs dépens.

Le cas Pogba

Que faire de Paul mercredi contre l'Albanie ? Le mettre titulaire ou le laisser sur le banc ? Forcément, au vu de ses récentes prestations et en particulier de ce match raté contre la Roumanie, c'est la question que l'on se pose. Il faut dire que le joueur tricolore nous avait habitué à une telle facilité. Et à ce niveau de jeu, quand une baisse de régime survient, ça saute aux yeux. Alors, que faire ? Lui redonner sa chance bien sûr ! Pogba est capable de telles prouesses, qu'il serait dommage de se passer de son génie. A lui de le laisser s'exprimer sur le terrain. D'autant qu'en face, ce mercredi, à Marseille, ce sera l'Albanie. Un adversaire à la portée des Bleus, et donc une occasion opportune de remettre le bouillant milieu de terrain dans le sens de la marche. Top là !