La Mannschaft n'a pas réussi à confirmer sa bonne entame de tournoi. Hier, à Saint-Denis, elle a du se contenter d'un match nul (0-0) contre une formation polonaise, disciplinée et solide en défense.

Un match sans but, il fallait bien que ça arrive ! C'est chose faite avec la 18e rencontre de l'Euro, qui opposait hier l'Allemagne, un des grands favoris de la compétition, à la Pologne. Une équipe aux ambitions certes plus modestes mais qui, rappelons-le, s'était payée le luxe de battre les champions du monde en titre 2-0 lors des qualifications.
A l'image du score de la rencontre, nul et vierge, on ne peut pas dire qu'on se soit régalé de cette affiche pourtant prometteuse. Les Allemands, qui ont monopolisé le ballon durant la majeure partie de la rencontre, n'ont pas réussi à déséquilibrer la défense adverse. A chaque fois, ils ont buté sur un pied, une jambe, ou les gants de Fabianski, le gardien polonais. Dans le camp d'en face, malgré quelques belles situations à exploiter, on est rentré au vestiaire à la fin du match sans avoir cadré le moindre tir. C'est dire s'il y a eu du déchet dans la finition.
Résultat des courses : la prochaine et dernière rencontre de cette  phase de poule sera décisive pour le classement final du groupe C. L'Allemagne, qui affrontera l'Irlande du Nord, part avec un léger avantage sur le papier. Attention tout de même : son futur adversaire a créé la surprise en battant hier l'Ukraine 2-0.

Coup de grêle au Parc OL

Tiens, à ce propos justement… Le match entre l'Ukraine et l'Irlande du Nord, qui se jouait hier à Lyon, n'a pas été de tout repos, du moins question météo. L'arbitre a même du interrompre temporairement la rencontre à cause d'un violent coup de grêle qui s'est abattu sur le terrain. On jouait la 57e minute, l'Irlande venait d'ouvrir le score et ça commençait à tomber dru. Il a préféré renvoyer tout le monde dans le tunnel, le temps que ça se calme. Sauf que, galvanisés par leur but, les Irlandais ne le voyaient pas de cet oeil là. Pas question pour eux de quitter le champ de manoeuvre ! Finalement, ils ont obtempéré et ça ne les a pas refroidis puisqu'ils ont doublé la mise dans le temps additionnel (96e). Pour les Ukrainiens, derniers du groupe C, cette escapade lyonnaise laissera le souvenir d'une sale douche écossaise, version irlandaise… à oublier d'urgence.

Haro sur DD

Au fait, Didier Deschamps, notre sélectionneur national, aime bien le rappeler : il ne lit pas les journaux et n'est pas au courant de tout ce qui se dit. Tant mieux pour lui, car la presse étrangère lui a tiré dessus à boulets rouges, suite à sa décision de laisser Griezmann et Pogba sur le banc mercredi, face à l'Albanie. « Il a joué avec le diable », écrit le journal portugais El Observador. « Imaginez si Joachim Löw se privait de Toni Krosse et Thomas Müller », interroge Der Spiegel. « C'est se tirer une balle dans le pied », estime La Vanguardia. Au-delà de ces amabilités, le sélectionneur est également pointé du doigt chez nos voisins pour le fond de jeu jugé médiocre des tricolores. Au fait, ça ne vous rappelle rien ? Mais oui, bien sûr… 1998… Aimé Jacquet… Une certaine presse… Rassure-toi Didier, tant que ça dure, tous les espoirs sont permis.