L'impression 3D est aujourd'hui devenue réalité. Chacun peut donc imprimer chez lui un objet de la vie quotidienne. Les usages sont encore limités, mais il s'agit bel et bien d'une petite révolution technologique.

par quoi on commence ?

Pour créer un objet en 3D, il faut d'abord le modéliser sur ordinateur. Une opération relativement complexe qu'il convient de maîtriser parfaitement pour que le rendu soit convaincant. Pour cela, il y a des logiciels, comme Sketchup ou Thinkerpad qui tentent de simplifier au maximum les étapes de la création de l'objet, en utilisant des bibliothèques de modèles pré-calibrés. De la coque pour smartphone au dinosaure articulé pour enfants, en passant par les bibelots, les jouets, les bustes, les objets décoratifs, les pieds de lampe, les bijoux ou encore les ustensiles de cuisine, il est possible de créer en 3D tous types d'objets. Toutefois, la taille devra être adaptée à la capacité volumique de l'imprimante 3D utilisée.

comment ça marche ?

Une fois cette modélisation terminée et le rendu pré-visualisé, comme avec une imprimante papier classique, il est possible de lancer l'impression en 3D. Celle-ci se fait par dépôt de fines couches,de 0,1 à 0,2 mm en général, d'un matériau polymère chauffé à haute température (180°). La méthode d'impression 3D la plus répandue est le FDM, Fused Deposition Modeling. Elle repose sur l'utilisation d'un filament très fin déposé par la buse de l'imprimante, par couches successives, sur le plateau central. Les couches de filaments fusionnent ensuite entre elles et permettent de former des objets d'un seul tenant. Il est évidemment possible de régler la qualité et la finesse de l'impression en jouant sur l'épaisseur du filament. C'est ce qui permet de créer des objets plus ou moins détaillés. En revanche, plus l'impression est détaillée, plus le temps de fabrication est long. Notez que toutes les créations sortent de l'imprimante en une seule couleur et peuvent être peintes.

existe-t-il d'autres méthodes ?

D'autres méthodes sont également utilisées comme la « stéréolithographie » qui consiste à soumettre chaque couche de résine à une lampe ultra-violette pour la durcir. Il y a également la méthode « Selective Laser Sintering », utilisée surtout dans l'industrie, qui utilise une poudre de résine solidifiée par laser.

avec quels consommables ?

Au lieu des cartouches d'encre, ce sont donc des bobines de filaments qui permettent d'alimenter les imprimantes 3D. Trois types de filaments sont disponibles dans le commerce : le PolyVinyl Alcohol, l'Acrylonitrile Butadiène Styrène et le PolyLactic Acid. Il s'agit de trois types de polymères plastiques. Une bobine coûte environ 60 euros.

quelles applications ?

L'impression 3D ouvre la voie à de nouvelles applications. Dans le milieu professionnel, elle facilite la création de prototypes, de pièces détachées et permet aux fabricants et industriels d'avoir en mains et sous les yeux leurs prochaines créations avant de lancer la phase de production. Cette technologie offre également de nouvelles pistes pour la personnalisation des objets comme, par exemple, des figurines avec vos traits de visage, ou des accessoires personnalisés. Pour les particuliers, le champ d'application reste pour le moment limité à des figurines, des jouets, des objets de décoration, des répliques d'outils et des accessoires.

quelles sont les limites de l'impression 3D ?

Les principales limites actuelles de l'impression 3D résident dans la taille des créations et dans leur coût. Pour le grand public, la taille des impressions 3D possible oscille entre 140 mm3 et 300mm3 au mieux. Cela dit, rien n'empêche l'utilisateur de créer des objets plus « grands », en plusieurs morceaux. Dans l'industrie, en revanche, les imprimantes 3D sont plus volumineuses et autorisent davantage de choses. Quant au prix, le modèle grand public d'entrée de gamme démarre à, environ, 1 500€, avec un volume utile de fabrication de 140mm3. Prix auquel il convient d'ajouter celui des consommables.

Alors,  prêt à vous mettre à l'impression 3D ?