Les deux hommes ont effectué vendredi après-midi un premier déplacement commun dans le Val-de-Marne, au sein de la première installation expérimentale de production de biométhane liquéfié à usage carburant. 

"Je suis certain qu'on va trouver à un moment un point de rencontre", a déclaré Nicolas Hulot aux journalistes, devant l'usine de traitement des eaux usées de Valenton (Val-de-Marne), qui valorise le biogaz issu des boues d'épuration. "Si on attend que toutes les planètes soient alignées, on ne va jamais avancer", a-t-il ajouté. 

Nicolas Hulot, 62 ans, a été nommé mercredi ministre d'État, de la Transition écologique et solidaire. Figure de la cause environnementale, il intègre pour la première fois un gouvernement. 

Devant son Premier ministre, il a affirmé entrer "dans l'ère de la concertation". "On a chacun à prendre en compte les arguments des uns et des autres", a poursuivi le nouveau ministre.

Face aux critiques de personnalités de gauche, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon en tête, Nicolas Hulot a défendu sa nomination : "Les divergences que l'on voit ne sont pas si importantes que ça, en tous cas à ce stade, a-t-il estimé. L'avenir verra si je me trompe. Il y a un chemin commun".

Et d'énumérer ses convictions: "Liberté d'expression, diversité de cultures et après loyauté". "Tant qu'on est dans un gouvernement, on respecte les règles, a reconnu M. Hulot. Mais je ne suis pas très inquiet."

"Ce qui fera la démonstration, c'est le succès de la transition énergétique", a-t-il martelé devant la presse. "Commençons par diversifier le bouquet énergétique. Et vous verrez qu'on va se retrouver sur une vision" commune, a-t-il conclu.

Devant l'usine de Valenton, le Premier ministre a raconté qu'il avait connu Nicolas Hulot "en 2007 au début du Grenelle de l'environnement". "On s'est croisés plusieurs fois ensuite", a ajouté le maire du Havre. "Mais disons qu'on se découvre vraiment depuis quelques jours", a nuancé avec humour son nouveau ministre.