M. Fillon avait déclaré jeudi soir sur France Télévision qu'il y avait eu d'autres attaques à Paris, en plus de celle qui a causé la mort d'un policier sur les Champs-Elysées. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur avait démenti cette affirmation.

Interrogé à ce sujet par Quotidien, émission sur TMC, à l'issue de sa déclaration à la presse à son QG de campagne vendredi à Paris, l'ex-Premier ministre a affirmé: "Regardez les rapports de police", ces attaques, "elles ont existé, il y a eu d'autres attaques hier soir", a-t-il insisté.

Son entourage a ensuite expliqué à l'AFP que le candidat faisait allusion à une alerte du Centre opérationnel de gestion interministériel de crise (COGIC), dépendant du ministère de l'Intérieur, selon laquelle "un militaire de l'opération Sentinelle s'est fait agresser par un individu à la station Etienne Marcel, sur la ligne numéro 4. L'individu a été neutralisé et arrêté par les forces de police. Il n'y a pas de victimes".

"Un SDF en état d'ébriété avancé a voulu s'en prendre physiquement à une patrouille. Il a été maîtrisé rapidement, s'est retrouvé au sol, des menottes dans le dos", a précisé vendredi matin le porte-parole du gouverneur militaire de Paris, le colonel Benoît Brulon. Il a évoqué un "incident mineur", un "non-évènement".

M. Fillon avait décidé jeudi d'interrompre sa campagne, après l'attaque sur les Champs-Elysées.