Chaque année, des centaines de milliers de fausses coupures en euros sont retirées de la circulation. En 2014, 838.000 billets étaient contrefaits, selon une estimation de l'Office central pour la répression du faux-monnayage (OCRFM). Les chèques sans provision s'élevaient à 4 554 904 sur la même période. Quels sont les moyens mis en oeuvre pour réduire ces incidents de paiement ?

Renforcer la sécurité

Pour faire face à la contrefaçon, la Banque centrale européenne s'appuie sur des organes comme l'Eurosystème et Europol. Ceux-ci collaborent étroitement à travers l'échange et la diffusion d'informations (saisies avant circulation de la fausse monnaie, personnes physiques ou morales mises en cause, etc.). Elle peut aussi compter sur la Commission européenne, qui collecte et centralise les données sur la falsification des instruments monétaires. Le volet répressif voit intervenir les services de police nationaux, ainsi qu'Interpol.

Les banques centrales nationales des pays de la zone euro ont également pris des mesures contre l'émission des chèques sans provision. L'émetteur d'un chèque « en bois » ne dispose ainsi que de 30 jours pour constituer une provision suffisante sur le compte concerné, ou pour régler directement le bénéficiaire du chèque. Cette démarche constitue le seul moyen pour le tireur de retrouver le droit d'émettre à nouveau des chèques (prérogative qui lui est retirée dès le défaut de paiement). Passé ce délai, la procédure de recouvrement peut conduire le mauvais payeur à se retrouver "interdit bancaire".

Utiliser un TPE (terminal de paiement électronique)

Les TPE sont des moyens de paiement sécurisé pour les professionnels. Ce sont des dispositifs électroniques capables de décrypter les informations contenues dans les cartes bancaires. Ils sont à même d'enregistrer des opérations commerciales, en liaison directe avec un serveur d'authentification à distance. En plus des cartes bancaires, les TPE peuvent également lire des porte-monnaie électroniques (ex-système Moneo en France), ainsi que toute autre carte au format SIM, à puce ou à piste magnétique.

L'expansion sans cesse croissante des TPE a permis de réduire sensiblement les risques liés aux paiements avec de faux billets ou des chèques sans provision. Pour les utiliser, les commerçants doivent signer un contrat de domiciliation avec leur banque. Celui-ci fixe, entre autres, le montant maximum de l'opération au-dessus duquel un ordre de prélèvement est indispensable (généralement 100 €, 50 € pour une transaction effectuée dans un débit de tabac), ainsi que le montant et la fréquence de prélèvement des commissions de la banque.

La solution de paiement professionnel Orange

A travers son offre Paiement pro, Orange propose un moyen d'encaissement simple et intuitif. Le groupe français met en avant la souplesse de sa solution de paiement électronique. Le procédé consiste à raccorder un lecteur de cartes bancaires à un appareil mobile (smartphone, tablette, etc.) pour transformer les deux dispositifs en un terminal de paiement mobile. Une application (téléchargeable gratuitement) permet alors aux commerçants de réaliser leurs opérations, exactement comme ils le feraient dans une boutique traditionnelle.

L'offre Paiement pro est sans engagement et indépendante du compte bancaire professionnel. D'un point de vue financier, elle est relativement moins coûteuse que la solution monétique classique des banques. En l'absence des commissions fixes, elle fait le bonheur des petits commerçants qui ne financent qu'une petite partie de ce qu'ils encaissent. De même, les artisans (maçon, électricien, plombier, chauffeur de taxi, menuisier, etc.) peuvent désormais accepter les paiements par carte bancaire, même lorsqu'ils sont en mission sur le terrain. Une manière efficace de réduire le risque de faux billets et de chèques sans provision.