"Vous avez un talent fou, vous arrivez à parler sept minutes, je suis incapable de résumer votre pensée, vous n'avez rien dit, c'est le vide absolu, sidéral", a lancé la présidente du FN.

"Je voudrais que les Français s'attachent à vérifier qu'à chaque fois que vous prenez la parole, vous dites un petit peu de ceci un petit peu de cela, et jamais vous ne tranchez, on ne sait pas ce que vous voulez et honnêtement c'est très inquiétant", a encore accusé Mme Le Pen.

"Si vous n'avez pas compris que contrairement à vous je ne veux pas pactiser avec M. Poutine...", a aussitôt répondu M. Macron à l'eurodéputée FN.

"Si vous n'avez pas compris que, contrairement à vous, je veux une politique française forte mais responsable, pas la ruine, pas les dépenses qu'on sait pas financer...", a ajouté l'ancien ministre de l'Economie.

"Si vous n'avez pas compris que, contrairement à vous, je veux une France forte dans l'Europe, que j'assume pleinement, c'est notre grand désaccord", a ajouté M. Macron.

"C'est de pire en pire", a répliqué Mme Le Pen. "C'est juste que je ne suis pas d'accord avec vous", a insisté le candidat "En Marche".

M. Macron, régulièrement interrompu par des "c'est vide" ou "c'est rien" de son adversaire FN, avait auparavant assuré qu'il "défendrait l'indépendance de la France", qu'il "construirait des partenariats structurés avec les Allemands qui doivent partager le fardeau" de l'engagement français au Sahel.

"La priorité de notre politique, ne vous en déplaise, Mme Le Pen, ça sera la sécurité des Français dans la lutte contre Daech, à l'extérieur, à l'intérieur", avait ajouté l'ancien ministre de l'Economie, "loin du chaos, loin de l'insulte" qu'il prête à Mme Le Pen.

M. Macron a aussi pointé le "désaccord qu'il aurait avec certains" candidats présents lundi soir sur le plateau concernant "l'interventionnisme" à l'étranger.