Décision résultant généralement d'une recommandation, il arrive souvent aux entrepreneurs, à l'usage, de se rendre compte que leur banque ne répond pas à leurs attentes. Or, celle-ci demeure un partenaire crucial pour le devenir de l'entreprise. De l'art de savoir sélectionner son banquier... Voici quelques conseils.

La proximité et l'interactivité avec la banque

Hormis le facteur prix, l'organisation de la banque est un critère de décision important dans le choix de son partenaire financier, et qui répond à un enjeu stratégique pour l'entreprise.

Le dirigeant doit s'orienter vers une banque de proximité, c'est-à-dire avec une implantation proche de son siège social, mais également avec des antennes si son activité est répartie sur plusieurs endroits du territoire, aussi bien au niveau régional qu'à l'étranger si l'entrepreneur est amené à se déplacer hors des frontières. L'entrepreneur doit pouvoir rapidement et simplement déposer des chèques par exemple, effectuer des retraits, et pouvoir consulter son banquier quand il le souhaite (vigilance dans ce cadre sur les jours et horaires d'ouverture des établissements).

Concernant les banques en ligne, si celles-ci semblent devoir être écartées par les entrepreneurs, leur niveau d'interactivité avec les clients ne doit cependant pas être négligé. Elles proposent par exemple un accès immédiat au compte, la réalisation de certaines transactions depuis Internet et des contacts par mail privilégiés, que l'entrepreneur doit pouvoir retrouver chez tout autre partenaire s'il en éprouve le besoin. Dans cette situation, l'entrepreneur ne doit pas oublier de mesurer le risque sécurité.

De ces différentes attentes découlera une orientation vers une banque nationale, régionale ou autonome.

Les services et les tarifs de la banque

La tarification des services est ensuite un point essentiel, et le comparatif peut vite être très complexe, car même si les banques ont aujourd'hui obligation d'afficher certains de leurs prix en toute transparence vis-à-vis des consommateurs, ceux-ci évoluent toujours très rapidement.

Dans ce cadre, le plus simple reste de se renseigner sur ces tarifs. Ceux-ci concernent les opérations bancaires les plus courantes - mais aussi selon les établissements : débit immédiat ou différé, montant des frais de gestion, autorisation de découvert, tarification des virements, gestion des dépôts de chèques, chéquier et mode de réception, paiements hors territoire, gestion du compte en ligne, rejet de prélèvement autorisé...

Après première lecture et sélection de certaines offres, un rendez-vous avec un conseiller de deux ou trois banques différentes s'impose. Cette rencontre permet de mesurer la relation avec celui qui devrait devenir un interlocuteur privilégié, mais aussi de s'informer plus en détails sur les services proposés et les éventuelles marges de négociations pour : la gestion quotidienne de l'entreprise, l'optimisation de la trésorerie, les possibilités de financements si l'entrepreneur envisage de se développer, et les services annexes (solutions d'épargne, assurance, prévoyance...).

Il convient de noter que, d'une manière générale, les banques nationales sont présentées comme plus attractives en termes de tarification, mais avec des services moins personnalisables que leurs consoeurs régionales et autonomes qui à l'inverse sont plus chères. Aussi, tout dépend pour beaucoup du moment, la politique des banques - et donc les pratiques commerciales qui en découlent - évoluant fréquemment.

Le relationnel avec le conseiller bancaire

Le relationnel avec le conseiller d'affaire est déterminant dans le choix d'une banque. Si celui-ci applique la politique édictée par l'établissement, il dispose aussi d'une certaine marge de manoeuvre, si bien qu'il peut concéder à répondre ou non à certaines requêtes de l'entrepreneur sur lesquelles il est décisionnaire.

Le contact avec le conseiller est primordial car de sa compréhension des problématiques de l'entreprise dépendra un pan de l'activité, et notamment si celle-ci fait face à des difficultés.

La banque adaptée à ses besoins

En définitive, le choix d'une banque doit s'opérer selon les besoins à un instant T, pour déterminer quelle solution proposée s'avère la plus avantageuse, sans toutefois négliger les autres services annexes, qui, s'ils ne sont pas nécessaires à un moment donné, peuvent le devenir par la suite.