L'appareil, un avion de la compagnie Skyjet qui effectuait une liaison intérieure, a été heurté pendant son approche de l'aéroport Jean-Lesage de Québec, mais a pu atterrir sans encombre.

"C'est la première fois qu'il y a une collision entre un drone est un aéronef commercial au Canada, et je suis extrêmement soulagé de savoir que l'aéronef n'a subi que des dommages mineurs et qu'il s'est posé en toute sécurité", a déclaré le ministre dans un communiqué.

L'appareil transportait 6 passagers et 2 membres d'équipage. Il a été heurté alors qu'il se trouvait à 450 mètres d'altitude et à environ 3 km de l'aéroport, a précisé M. Garneau au cours d'un bref point de presse télévisé.

Il a souligné que cela "pourrait avoir des conséquences catastrophiques" si un drone heurtait une fenêtre du cockpit, incapacitant le pilote, ou percutait un moteur, en particulier pendant les phases cruciales de l'atterrissage et du décollage.

M. Garneau a rappelé aux utilisateurs de drones que compromettre la sécurité d'un aéronef était une infraction passible d'une amende pouvant atteindre 25.000 dollars canadiens (13.500 euros), ou d'une peine de prison, ou des deux.

Il a noté que depuis le début de l'année, 1.596 incidents liés à des drones ont été signalés à son ministère, dont 131 "préoccupants du point de vue de la sécurité aérienne".

La réglementation en cours au Canada interdit de faire voler des drones au-dessus de 90 mètres et à moins de 5,5 km d'un aéroport.

Le ministre a rappelé que les règles actuelles au Canada sont provisoires et que la réglementation finale doit être adoptée en 2018. Celle-ci imposera notamment un âge minimum pour les opérateurs de drones, en fonction de la taille de l'engin, ainsi qu'un test, a-t-il précisé.

Les propriétaires de drones seront également tenus de faire figurer leur nom et adresse sur la machine.