Chez 75% des couples mariés ou pacsés qui se sont séparés entre 2011 et 2014, l'un des conjoints continue d'occuper le domicile conjugal un an après la rupture.

Dans 20% des cas, les deux ont quitté le domicile conjugal et dans 5% des situations, les deux conjoints cohabitent malgré la séparation.

Un an après la rupture, l'homme reste plus souvent dans le domicile conjugal (43% des cas) que son ex-conjointe (32%), mais l'écart se réduit les années suivantes. La proportion des hommes conservant le même domicile monte à 47% (contre 28%) lorsqu'il s'agit d'un couple sans enfant, et descend à 40% (contre 34%) lorsqu'il y a un ou des enfants.

Parmi les facteurs qui contribuent à garder le domicile, figure la contribution de chacun dans les ressources du couple, relève l'étude. Ainsi, lorsque l'homme contribuait à 60% ou plus aux revenus, c'est lui dans près de la moitié des cas qui garde le logement (47%, contre 28% pour les femmes).

Lorsque les deux conjoints avaient des revenus du même ordre de grandeur, l'écart est plus réduit entre les hommes et les femmes (38% contre 31%).

Le parent qui garde les enfants après une séparation a plus de chance de rester dans son logement. Ainsi, dans 41% des cas où les femmes ont la garde exclusive des enfants, elles conservent le domicile conjugal.

Mais en cas de garde alternée ou de garde exclusive confiée au père, l'homme reste nettement plus souvent dans le logement conjugal (55% et 56%). 

Même si les femmes ont plus souvent la garde exclusive des enfants, sur l'ensemble des couples avec enfants qui se séparent, l'écart reste favorable aux hommes, souligne l'Insee.

db/cel/phc