Les frais bancaires en tant que professionnel peuvent vite s'avérer conséquents à supporter dès lors que les transactions se font d'une banque à l'autre et non au sein d'un réseau bancaire. Dans le souci d'apporter des solutions utiles aux professionnels, voici 5 astuces qui aideront à réduire les frais bancaires.

Parfois très utile, parfois beaucoup moins, le récapitulatif annuel de ses activités bancaires, même s'il est le plus souvent ignoré par les utilisateurs de services bancaires à forte valeur ajoutée, est l'arme par excellence qui permettra de voir plus clair dans le mic-mac des banques et par ricochet, aux déperditions financières dues à des activités commerciales professionnelles.

A la carte, comme au restaurant ou presque

Ce concept, bien que boudé par les artisans ou autres spécialistes du secteur des services manuels, est pourtant la plus intéressante des astuces ici proposées. En effet, supposons que deux clients, Monsieur A et Madame X, soient clients de la même banque Z, et pratiquent dans le même secteur d'activité.

A la fin de l'année, tandis que le premier se voit débité d'un montant de 60 € pour une carte bancaire internationale et quelques services basiques que lui propose sa banque, Madame X déboursera elle, 130 €. Cette différence de 70 € est simple à expliquer, puisqu'elle est inhérente à la formule choisie par les deux clients de la banque Z.

Tandis que Monsieur A a choisi des services à la carte pour n'utiliser que ce dont il a besoin au sein du package des services fournis par sa banque, Madame X quant à elle, a préféré opter pour un package de services, soit une offre groupée renfermant plusieurs sous-services distincts.

Relevée par l'association de consommateurs CLCV l'an dernier à la suite de l'étude annuelle 2016 sur les tarifs bancaires, cette disparité permet de se faire une idée des écarts que peuvent engendrer sur un compte bancaire des activités professionnelles, selon que l'on ait choisi le package intégral, ou que l'on ait préféré constituer son package, à la carte.

Une seconde banque ne sera jamais de trop

Baptisée "multibancarisation", la seconde astuce consiste en la souscription à l'offre d'une seconde banque, afin de bénéficier d'un certain nombre d'avantages que notre banque principale n'offre pas.

Il est préférable d'opter pour une banque en ligne, plus flexible, moderne. Toutefois, cette option n'est à envisager sérieusement que si l'on ne détient pas déjà un portefeuille de dettes conséquent, les banques s'opposant parfois à la souscription à un second établissement bancaire lorsqu'un client rembourse par exemple un imposant prêt.

Et même à ce niveau, une astuce consiste à ouvrir un second compte en banque dans un établissement aux frais bancaires nuls, dont les cartes bancaires sont gratuites, mais surtout, qui n'impose aucune domiciliation de revenu ni versement minimum mensuel. Au hasard, quelques-unes sont les meilleures dans ce domaine, dont Boursorama, Fortuneo, Hello Bank, BforBank et le dernier en date, Orange Bank (à condition chez ce dernier de régler au moins trois paiements tous les trois mois).

Une fois ce second compte créé, il est important de modifier le statut du compte chez la banque principale en compte "technique". Puis, à la date de fin du contrat avec ladite banque, il suffit simplement d'annuler la souscription à la carte bancaire ou aux autres éléments rattachés, dont le package initial.

Éviter les dépenses non importantes

En effet, associer son compte bancaire à des secondaires, liés par exemple à un enfant, une personne subordonnée, ça coûte de l'argent qui parfois peut être évité. La solution ? Tout simplement opter pour un compte Nickel, que l'on peut facilement ouvrir chez des buralistes par exemple.

Les particularités du compte Nickel étant que ce dernier peut s'obtenir en quelques minutes, sans preuve de domiciliation (une carte d'identité suffit, assortie d'un numéro de téléphone), et peut servir à déposer des devises, payer, recevoir de l'argent, effectuer des virements vers d'autres comptes ou des prélèvements, mais sans option de découvert. En somme, il s'agit uniquement d'un portefeuille dématérialisé et rien de plus.

Ne coûtant que 20 euros à l'ouverture et par an, ce type de comptes revêt aussi l'avantage d'être accessible dès 12 ans, d'être flexible car permettant une gestion via smartphone ou sur ordinateur, et les opérations effectuées auprès de buralistes ne valent que 0,50 euros et depuis un distributeur 1 euro. La carte MasterCard assortie est quant à elle gratuite.

Générez de l'argent en en dépensant ? Oui c'est possible

"Oui oui un petit peu plus, oh oh oh Oui ! Oui !" ce slogan est bien connu de ceux qui ont eu l'occasion de visionner des publicités principalement sur des chaînes telles que TF1. Il s'agit de la "devise" de la banque LCL qui propose, au même titre que Monabanq, l'option "Carte qui épargne".

Le concept est assez simple, durant chacune des transactions émises depuis une carte bancaire, le montant déployé est arrondi à l'euro supérieur, parfois aux 5 euros supérieurs, et ces petites sommes sont ensuite reversées dans un livret d'épargne de son choix. Cela peut être le sien, ou alors celui d'un proche, que l'on choisit.

Selon Monabanq, ce sont quelques 150 euros qui peuvent être “récupérés” chaque année, via cette option. Une autre astuce consiste à se faire reverser un pourcentage de ses dépenses chez des marchands affiliés. C'est ce que proposent notamment les sites de Cashback, eBuyClub, Cashinfo, iGraal et Poulpeo.

Ces systèmes permettent pour chaque achat en ligne, de toucher un pourcentage (entre 4 et 8%) des dépenses ainsi générées. Ces quelques euros sont ensuite reversés vers le compte de son choix, et peuvent même être placés dans un livret portant mention du nom de ses enfants, comme le propose Capital Koala par exemple.

Demandez tout simplement à votre banque !

Cette dernière solution dépend de votre banque, voire de votre conseiller. Il est tout à fait possible de simplement émettre une requête en direction de votre banque, pour que cette dernière réduise vos frais mensuels.

Munissez-vous de votre meilleure plume et de vos meilleurs arguments, et si vous êtes un client discret et sans encombres, votre banquier n’aura pas de mal à vous répondre de façon positive.