Dans le domaine du e-commerce, les préjugés sont nombreux, alors que les marchés ne cessent d'évoluer. Le cabinet PwC a réalisé une étude sur près de 11 000 consommateurs venant de 11 pays différents afin d'analyser la réalité. Quelles sont les 10 idées reçues les plus répandues sur le e-commerce ? Eléments de réponse.

Les réseaux sociaux représentent un moyen efficace pour vendre

Bien qu'utilisés par une majorité de consommateurs (75%), les réseaux sociaux ne représentent pas un moyen efficace pour vendre. En effet, l'étude révèle que seuls 24% des acheteurs en ligne passent par un réseau social. Les consommateurs s'en servent plutôt pour obtenir des promotions, découvrir les nouveautés ou encore participer à des jeux concours.

Les points de vente physiques ne séduisent plus

Une majorité de consommateurs achètent régulièrement sur eBay et Amazon, mais ils sont nombreux à préférer les magasins. À titre d'exemple, seuls 33% des Français réalisent leurs achats sur internet. Des biens comme l'électroménager ou les vêtements s'achètent plus facilement dans des magasins.

Les tablettes et les smartphones supplantent l'ordinateur

De plus en plus d'applications pour smartphones et tablettes permettent la vente en ligne. Pourtant 97% des consommateurs privilégient leurs achats en ligne via un ordinateur. La confiance en cet outil plutôt qu'en leurs smartphones et tablettes persiste et le m-commerce ne semble pas encore prêt à exploser.

Les comportements des consommateurs sont les mêmes dans le monde entier

Même si Internet reste le même outil dans le monde entier, les consommateurs n'ont pas tous les mêmes comportements face aux sites de vente en ligne. Par exemple au Canada et en Allemagne, les internautes préfèrent réaliser un achat pratique, tandis qu'en Grande-Bretagne, l'acheteur est plutôt un chasseur de bonnes affaires.

Les prix bas représentent un argument infaillible pour augmenter les dépenses des consommateurs

Le prix bas ne se trouve qu'en troisième place du classement des critères d'achat majeurs des consommateurs sur leurs sites favoris. Ainsi, ils privilégient le coup de coeur pour les produits, ainsi que la confiance.

Les enseignes nationales fonctionnent mieux que les marchés internationaux

En effet, parmi tous les sites de vente en ligne, ce sont les acteurs multicanaux nationaux qui ont le plus de succès. Mais il faut relativiser ce propos, car sur les marchés émergents en particulier, des enseignes étrangères comme Apple ont plus de facilité à s'implanter.

Les marchés des pays émergents ressemblent à ceux des pays matures

Les acheteurs des marchés de pays émergents n'ont pas les mêmes habitudes et façons de penser que ceux des pays plus matures. Ainsi, 56 % des acheteurs dans le monde sont très attirés par les frais de port gratuits, mais en Russie ils sont seulement 37% à se dire séduits par cet argument.

Les pure players* internationaux disposent d'un avantage par rapport aux acteurs locaux

Concernant les pure players internationaux, il reste très difficile d'établir une généralité. Ils se positionnent comme leaders dans certains pays et semblent plutôt délaissés dans d'autres. Par exemple en France, Amazon est premier, tandis qu'il se retrouve en troisième position en Chine.

Les enseignes multicanales** représentent un intérêt limité

Les enseignes multicanales ne sont vraiment pas à négliger, puisque plus de 50% des consommateurs en ligne dépensent davantage en achetant sur ce type d'enseignes.

Un distributeur fonctionne mieux qu'une marque chez les consommateurs

Les marchés donnent l'impression que les distributeurs fonctionnent bien auprès des consommateurs, mais en réalité ils préfèrent de plus en plus acheter directement sur le site d'une marque. Un acheteur sur trois l'a déjà fait.

* Pure player désigne une entreprise exerçant dans un secteur d'activité unique.
** Une enseigne multicanale est une enseigne qui commercialise ses produits via plusieurs canaux : boutiques, site web, téléphone, vente directe